L'appellation "Pruneau
d'Agen"
La culture du prunier se développe au XIVème siècle d’abord dans
le Quercy et le Rouergue (à proximité de St Antonin Noble Val près de Montauban
dans le Tarn et Garonne) connaissant des aléas de production plus ou moins
marqués selon les événements de l’histoire. En 1640, 2000 tonnes étaient même
exportées essentiellement vers les pays du Nord de l’Europe où vivaient de
nombreux Huguenots, chassés par la révocation de l’Edit de Nantes. Les pruneaux
descendaient alors la Garonne vers Bordeaux où ils étaient ensuite embarqués à
destination de l’Allemagne et de la Hollande. Un peu de soleil du pays à
savourer avec nostalgie!
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L'année 1709 est décisive pour la culture de la prune dite alors
prune "Robe de Sergent" en raison de sa livrée rouge violacée relevé de bleu
évoquant ainsi l’uniforme des chevaliers du guet qui patrouillaient à l’époque
dans les rues de nos cités. En effet, l’hiver 1709, très rigoureux, décima les
vergers de St Antonin Noble Val. A partir de cette période, les plantations vont
progressivement s’étendre vers l’Agenais et plus particulièrement vers la région
de Villeneuve sur Lot où le climat et la nature des sols argilo-calcaires
étaient plus propices et permettaient d’obtenir des fruits de meilleure qualité.
Cette étape marque la naissance d’une nouvelle période dite "période Agenaise"
qui succède à la période Quercynoise. |
Au XVIIIème siècle, le Lot-et-Garonne est placé en situation de
monopole. Le pruneau continue à s’exporter en Europe (2400 tonnes étaient
exportées en 1729). L’acheminement se faisait alors par le Lot jusqu’à Bordeaux.
Le pruneau était alors connu en Europe sous l’appellation "pruneau de Bordeaux"
en raison de l’estampille qui était apposée sur les sacs mentionnant le port
d’expédition. Ce n’est que plus tard en raison de la construction de nombreux
barrages sur son cours, que le Lot fut délaissé au profit du Canal du Midi.
Entre-temps les bateaux utilisés pour le transport (les gabarres) s’étaient
dotés de mats relevables évitant le transbordement des cargaisons à Bordeaux et
permettant de ravitailler par cabotage les ports de la façade atlantique. Devenu
port d’expédition, Agen donna son nom aux pruneaux qui s’appellent depuis
Pruneaux d’Agen.
Texte extrait de « L’histoire du Pruneau d’Agen » disponible
sur le site du Bureau Interprofessionnel du Pruneau (www.pruneau.fr)
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